LE GROS DIAMANT DU PRINCE LUDWIG

LE GROS DIAMANT DU PRINCE LUDWIG de Henri Lewis, Jonathan Sayer, Henry Shields

 

Mise en scène Gwen Aduh

 

avec Jean-Baptiste Artigas, Jean-Philippe Bêche, Aurélie de Cazanove, Nikko Dogz, Pierre Dumur, Lionel Fernandez, Jean-Marie Lecoq, Julien Pouletaud, Miren Pradier, Pascal Provost, Aidje Tafia

 

Les créateurs des Faux British remettent ici le couvert avec cette pièce qui se passe aux States dans les années 50.

Le pitch ne vous donnera pas mal à la tête : deux compères évadés de taule tente de voler le fameux diamant du prince Ludwig qui est temporairement entre les mains d'un banquier véreux (pléonasme), banquier qui est le futur beau-père de l'un d'eux. Or la promise est un drôle d'oiseau qui embobine les hommes à la chaine et dont la dernière conquête est un voleur à la petite semaine. Pour faire court, tout le monde a ses raisons de mentir à tout le monde, et seul l'adjoint-stagiaire du banquier depuis 35 ans est un brave type, mais il s'en prend, le pauvre, plein la poire !

Voilà ! Ici l'action emballe la vraisemblance dans une pochette surprise, tout est prétexte à comédie, et les inventions foisonnent ! Certaines scènes sont des morceaux d'anthologies burlesques avec un savant dosage d'effets visuels et de situations impossibles !

Spectacle au rythme endiablé qui cache un professionnalisme millimétré au service d'une inventivité festive, cette comédie déjantée place la barre très haute. Il faut dire aussi que les moyens scénographiques sont à la mesure de l'imaginaire débridé du projet : je ne vous en dirais pas les détails, ils constituent la cerise de cette pièce démontée !

Seul bémol (vraiment petit), presque au début, la scène où chante la mère ne fonctionne pas, il faut dire qu'on ne comprend pas les paroles, ce qui n'aide pas.

 

Sinon, le spectacle reprend 3 comédien(es) de la distribution des Faux-British, dont la sémillante Miren Pradier parfaite en croqueuse d'hommes et de (gros) diamant !

 

En résumé, rien de mieux que cette comédie foutraque pour retrouver votre âme d'enfant, et en plus ça dit du mal des banques, c'est épatant !

 

Bref, un carton !

 

MB